Elle relève du culte du temple. Cela concerne les juifs mais pas les chrétiens. La Bible n’est pas un livre de recette. Elle doit se comprendre contextuellement. La dîme n’était pas de l’argent mais des animaux pour les sacrifices. Et aussi des récoltes pour faire vivre les lévites.

Deutéronome 14:22-25 : « Tu lèveras la dîme de tout ce que produira ta semence, de ce que rapportera ton champ chaque année. Et tu mangeras devant l’Eternel, ton Dieu, dans le lieu qu’il choisira pour y faire résider son nom, la dîme de ton blé, de ton moût et de ton huile, et les premiers-nés de ton gros et de ton menu bétail, afin que tu apprennes à craindre toujours l’Eternel, ton Dieu. Peut-être lorsque l’Eternel, ton Dieu, t’aura béni, le chemin sera-t-il trop long pour que tu puisses transporter ta dîme, à cause de ton éloignement du lieu qu’aura choisi l’Eternel, ton Dieu, pour y faire résider son nom. Alors, tu échangeras ta dîme contre de l’argent, tu serreras cet argent dans ta main, et tu iras au lieu que l’Eternel, ton Dieu, aura choisi. »

Dans Mathieu 23-23, « les autres choses » ne signifient pas « la dîme » : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité: c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses. »

D’une part, la dîme est singulier quand les autres choses est pluriel. D’autre part, le Seigneur aurait dit « la dîme » s’il s’agissait de la dîme.

Au pire, si l’on considère qu’il serait fait mention de plusieurs dîmes, s’il avait voulu faire référence aux dîmes il aurait dit « sans négliger ces autres choses » et non « les autres choses ».

Ce passage renvoie notamment à 1 Samuel 15-22, qui condamne la dîme : « Samuel dit: L’Eternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Eternel ? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. »

Tout comme Osée 6-6 qui condamne aussi la dîme : « Car j’aime la piété et non les sacrifices, Et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes. »

Et Michée 6-8 qui ne parle pas de la dîme : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; Et ce que l’Eternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu. »

Et Mathieu 9-13 qui condamne la dîme : « Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Et Mathieu 12-7 qui condamne la dîme : « Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents ».

D’après tous ces passages, « les autres choses » renvoient clairement à l’amour de Dieu (Luc 11-42), l’obéissance à la voix de l’éternel (1 Samuel 15-22), la piété (Osée 6-6), et marcher humblement avec ton Dieu (Michée 6-8).

Nous n’avons ni à garder le sabbat juif ni à donner la dime ; ce sont des lois pour ceux qui sont sous la loi. Nous nous sommes sous la grâce, et notre sabbat c’est nous reposer dans la justification par la foi dans le sang de l’Agneau et notre service à Dieu c’est par amour filial, c’est pourquoi il est écrit: « Que chacun donne comme il l’a résolu dans son cœur, sans tristesse ni contrainte » 2 Corinthiens 9:7

Où voit-on dans le Nouveau Testament et particulièrement dans les épitres apostoliques citer la dime? Jamais, seule l’offrande est citée!

Dans l’Ancien Testament c’est la loi, dans le Nouveau Testament c’est la grâce. On ne peut mélanger les deux. Soit on se justifie par la loi soit par la grâce au moyen de la foi (Ephésiens 2 :8).

Maintenant la foi œuvre par amour et donne plus qu’une dime quand les yeux s’ouvrent sur la générosité de notre Père céleste.

Les aveugles ne comprennent pas que Jésus durant son ministère terrestre commençait à ouvrir le Chemin et donc parlait selon les circonstances, Il l’ouvrit complètement quand il mourut sur la croix et le voile se déchira indiquant ainsi l’abolition de la loi cérémoniale.

D’ailleurs notre Jésus transgressa le sabbat et c’est pour cela, conjointement à son affirmation de sa propre divinité, qu’ils l’ont crucifié :

« A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu. » Jean 5: 18

Toujours penser au contexte! Le temps est à l’imparfait, pas au présent et encore moins au futur: « il fallait ». Maintenant il ne faut plus pratiquer la loi cérémoniale. Nous pratiquons la loi de l’amour et donc donnons plus que la dîme.

En fait dans le verset Matthieu 23:23 il nous dit que ces gens pratiquaient rigoureusement la loi cérémoniale mais ne se préoccupaient pas du tout de la loi morale. La loi cérémoniale était encore en vigueur durant ses jours puis elle fut abolie petit à petit au fur et à mesure que l’Evangile était assimilé. En l’an 70 elle fut complètement abolie tout comme le temple où s’effectuaient les cérémonies juives fut rasé par Titus.