« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

Quand ils lisent ce verset, les gens ont tendance à croire que le monde entier aurait la capacité à croire en Jésus et donc à être sauvé.

Le mot « quiconque croit en lui » en grec est trouvé à 6 reprises dans le nouveau testament : Jean 3 :15, Jean 3 :16, Jean 12 :46, Actes 13 :39, Romains 10 :11 et 1Jean 5 :1.

Et à chaque fois, ce terme n’a rien à voir avec la capacité à croire. Mais signifie « les croyants ».

La promesse n’est donc pas une promesse au monde mais aux croyants, qui seront tous sauvés.

Le mot « monde » doit être analysé vis-à-vis du contexte. Qui a écrit cela : Jean, un juif. A qui parle-t-il ? Nicodème. Un pharisien. Les pharisiens pensaient que les non-juifs étaient des pécheurs, sales, en dehors de la grâce de Dieu, comme dans l’histoire du Samaritain. Ils prenaient des routes différentes des Samaritains pour ne pas les croiser. Ils ont oublié la promesse faite à Abraham, que le monde, juifs et non-juifs, seront sauvés par Dieu.

C’est ce que Jean dit à Nicodème, Dieu a tant aimé le monde, Nicodème, pas seulement les juifs, qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Le mot « monde »a différentes significations dans le nouveau testament. Par exemple, dans Jean 12 :19, quand il est dit « le monde est allé après lui », l’auteur parle-t-il de chaque être humain sur terre à ce moment-là ? Non, seulement une partie. De même en Jean 3 :16.

C’est confirmé en Apocalypse 5 :9 : « Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, et de toute nation ; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils règneront sur la terre. »

Jean ne dit pas « tous les hommes », mais « des hommes de toute tribu, de toute langue et de toute nation. »