Le sermon original en anglais peut être entendu sur ce lien.

« Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut. » Hébreux 6:9

Je compare le salut à un trésor important que le Seigneur a envoyé dans notre monde.

Quand l’apôtre parle de ce qui accompagne le salut, il ne parle pas de ce qui la cause. Notre foi ne cause pas notre salut, ni nos bonnes œuvres. L’origine du salut vient uniquement de Dieu, et dans l’efficacité du sang parfait de Jésus, et dans le travail parfait du Saint Esprit.

Dans la marche du salut, l’élection l’a précédé. L’élection a indiqué les maisons à travers le temps à qui le salut serait destiné.

Puis la prédestination est venue, qui a indiqué le chemin du salut. Elle a déterminé le temps auquel l’âme serait sauvée, les moyens par lesquels elle serait sauvée, de façon si complète que le salut est parfait. Rien n’échappant à la destinée fixée par Dieu, le salut non plus n’y échappe pas.

Puis la rédemption est venue, avec la croix de Jésus qui a ouvert la voie au salut. Les armées du Seigneur peuvent ainsi marcher sans embûches. Dieu peut être juste.

C’est l’alliance éternelle entre Dieu et ses élus, de toute éternité. Nous savons que le Père a donné un chiffre d’élus à Jésus, qui ne changera jamais, et que Jésus sauvera parfaitement.

L’élection, la prédestination et la rédemption sont tellement en avance dans la marche du salut, que seule la foi peut les voir. Si vous avez la foi, vous étiez prédestiné à l’avoir et à être choisi de Dieu de toute éternité. Si vous croyez, vous étiez élu, prédestiné et la rédemption était faite pour vous sauver.

Avant que quoi que ce soit puisse être fait pour le salut, Dieu est indispensable. Le Saint Esprit fait de l’âme une âme tendre, sinon elle ne pourrait pas être convertie à Dieu. Pouvez-vous dire que vous avez été sous l’influence du Saint-Esprit ? Si tel n’est pas le cas, vous ne pouvez être sauvé, car ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’esprit est esprit.

Vous pouvez être moral, juste, mais tant que l’Esprit ne vous converti pas, vous ne pouvez être sauvé. Il nous faut être né de nouveau. L’esprit accompagne toujours le salut.

Dans la marche du salut, viennent ensuite les légions rugissantes. Certaines de ces légions portent l’épée, et doivent tuer dans le cœur de l’élu l’égoïsme, et la fierté qui nous donne notre orgueil. D’autres tuent nos besoins de la chair, et d’autres encore détruisent avec leurs lances l’esprit réduit en esclavage par le péché, pour l’en libérer.

Avez-vous vécu cela ? C’est un mystère pour ceux qui ne l’ont pas connu, mais pour ceux qui l’ont connu c’est une expérience réelle.

Quand le pécheur est convaincu par le Saint Esprit d’être un pécheur, il est comme fou, qu’ai-je fait, se dit-il, ou plutôt qu’ai-je défait ? Je me suis rebellé contre Dieu, et Dieu est en colère contre moi.

Le pêcheur essaie de se rassurer par ses bonnes œuvres, mais voici, s’abat sur lui le marteau de la loi, qui écrase jusqu’à ses plus petits espoirs d’être juste devant Dieu.

Il se réfugie dans l’indifférence, mais la loi le tourmente, jusqu’à que son cœur saigne, puis voici la conscience qui transforme son lit en un lieu de torture. Tout cela précède le salut, et si tel n’est pas le cas, nous n’avons pas affaire au salut.

Maintenant le cœur du pécheur est brisé, mais Dieu ne le méprise pas. Il est envahi par la repentance de ses péchés passés. Dieu, aie pitié de moi, dit ce cœur brisé. Dieu, sauve-moi ou je périrais ! Lave mon âme dans le sang parfait de Jésus !

Ce cœur brisé est-il déjà venu dans votre maison ? Tant que ce n’est pas le cas, vous ne pouvez obtenir la grâce de Dieu. Votre cœur est-il brisé aujourd’hui ? La grâce n’est pas loin, réjouissez-vous !

Qui suit dans la marche du salut ? Ce ne sont pas des guerriers, mais des hommes pleins de joie. L’une d’elle déverse le sang parfait de Jésus sur le cœur brisé du pécheur. Et une autre s’avance et lave le cœur brisé dans l’eau. Elle le lave de la culpabilité, et une autre s’avance et déverse le vin et l’huile sacrée sur le cœur brisé, qui se réjouit et chante de joie. Dieu a restauré le cœur brisé, et l’a guéri.

Enfin, s’avancent ceux qui portent la robe du roi, et ceux qui portent la couronne du roi, et les chaussures du roi en soie, et l’anneau du roi. C’est une allégorie, mais cela parle à celui qui l’a vécu.

Hais-tu le péché ? Ton cœur a-t-il été brisé, puis lavé dans le sang du Christ, l’eau, le vin et l’huile sacrée ? Alors tu es un fils de Dieu !

Mais le salut n’est pas encore là. Ceux qui arrivent maintenant sont ceux qui viennent juste avant le salut : la repentance, l’humilité, la prière et la conscience attendrie.

L’humilité regarde souvent vers le bas, pendant à toute la culpabilité de sa vie passée. Elle sait qu’elle a été lavée par le Seigneur, mais elle se souvient à quel point elle était noire et orgueilleuse. Et elle sait à quel point elle est faible et qu’elle tomberait si le Seigneur n’était pas là à tout instant pour la maintenir.

A ses côtés se trouve sa sœur, la repentance. Partout où elle va, elle se repent de chacun de ses péchés. Plus vous lui parlez de son salut, plus elle se repent d’avoir outragé son Seigneur.

A ses côtés, la prière. Un prêtre, qui prépare le chemin du roi avec du parfum pour plaire à Dieu. Parce qu’une âme qui ne prie pas est une âme sans Christ.

Et la quatrième, la conscience attendrie, qui a peur d’avancer un pied devant l’autre, de peur de mettre le pied où il ne faut pas.  Elle questionne chaque action avant de la commettre, afin de savoir si elle plaît à Dieu ou pas.

Le salut ne vous a pas touché si tous ces accompagnements vous sont étrangers.

Et voici enfin le salut, une couronne forgée par Dieu lui-même, parfaite, dont les joyaux sont les plus précieux dans l’univers.

Les 3 sœurs divines qui portent le salut sont la foi, l’espoir et l’amour. La foi, qui se remet entièrement en Christ. L’espoir en Christ, et l’amour en Christ, qui adore le Christ et est prête à mourir pour lui.

Croyez-vous dans le Christ ? Avez-vous de l’espoir en lui ? Aimez-vous le Christ ? En comparaison de ces trois grâces, l’or le plus pur du monde n’est que poussière. Si vous avez ces trois grâces, vous avez le salut. Vous êtes un fils de l’immortalité, et un futur glorieux vous attend.

Après le salut, on trouve la gratitude, qui chante les louanges du Christ. Lui succède l’obéissance, qui reconnaît Jésus comme son seul maître, qui a tant fait pour moi que je lui obéirais de tout mon être. En sa compagnie est la consécration, un esprit pur qui n’est pas de ce monde. De la tête au pied c’est Dieu, et liée à elle c’est le savoir, car ceux qui sont sauvés comprennent les mystères de Dieu.

Avez-vous ces quatre grâces ? Il y en a encore trois qui leur succède.

Le zèle, tout d’abord, toujours prêt à obéir à Christ, la communion, un ange des plus purs, la joie, joie dans l’esprit, chantant les louanges de Dieu.

Enfin, la persévérance suit cette marche… et la mort. Tu n’es pas un spectre, tu n’es pas la fin, mais le début, tu n’es pas le mal, mais l’ange de la mort est la clé qui ouvre les portes du paradis. Puis vient la résurrection.

La confidence et sa sœur la victoire ferment cette marche. Les anges portent l’âme de l’élu jusqu’au paradis, où les chants purs et éternels pour Dieu se font entendre. Alléluia ! Allélui pour ce qui accompagne le salut !