Introduction

La vidéo ci-dessus étant menacée d’être censurée par Mike Borowski, sa fiancée et sa famille, je publie cet article qui en reprend les principaux éléments. Et si elle est censurée, je la téléchargerai sur un nouveau site et je la mettrai à nouveau ici. Non Mike, tu ne t’en tireras pas comme ça, avec la censure, qui t’est pourtant chère.

Mike Borowski a dit face à Daniel Conversano que sa femme n’était pas musulmane et que je mentais. Nous allons voir qui ment. Voir la vidéo ci-dessous à 42 minute et 30 secondes :

Donc selon Mike Borowski, tous les articles sur Madi Seydi que j’ai lus dans ma vidéo « Les preuves que Mike Borowski islamise et africanise la France » sont faux. Marianne ment, Jeune Afrique ment, Zeafriquenews ment. Tous ces journaux, français et sénégalais donc, affirme pourtant que Madi Seydi est une musulmane pratiquante.

Article de Jeune Afrique : http://www.jeuneafrique.com/204413/politique/madi-seydi/

Sept ans après le lipdub de l’UMP, on a retrouvé ceux qui voulaient « changer le mooondeuh » : https://www.marianne.net/politique/sept-ans-apres-le-lipdub-de-l-ump-retrouve-ceux-qui-voulaient-changer-le-mooondeuh

SENEGAL : Madi Seydi, femme politiquement engagée et passionnée de digital : https://ze-africanews.com/senegal-madi-seydi-femme-politiquement-engagee-passionnee-de-digital/

SENEGAL-FRANCE : Madi Seydi, une femme exceptionnelle : https://ze-africanews.com/senegal-france-madi-seydi-femme-exceptionnelle/

Daniel Conversano n’a pas reproché à Mike d’africaniser la France, pourtant tout cela est attesté aussi.

 

 

 

La politique

Au Sénégal, la date du premier tour l’élection présidentielle de 2019 est enfin officialisée. Le scrutin va se tenir le dimanche 24 février 2019. Macky Sall, le dictateur ayant remplacé Aboudalye Wade en 2012, veut empêcher ses principaux opposants politiques à devenir candidat, et interdit les manifestations.

Madi Seydi est en campagne électorale pour son candidat Abdoulaye Baldé, de l’UCS (Union Centriste du Sénégal), proche de Wade (père et fils). Elle a manifesté en avril dernier devant le consulat du Sénégal à Paris contre Macky Sall. Voici une photo publiée sur le facebook public de sa soeur Masata Salih Seydi, où on la voit avec sa sœur militant devant ce consulat :

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Comme vous le voyez c’est une grande patriote française… Elle pose aussi avec le même drapeau sénégalais lors d’une de ses manifestations professionnelles, où elle veut « faire le pont entre l’Europe et l’Afrique » :

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Abdoulaye Baldé, pour lequel milite Madi Seydi, n’a rien à voir avec l’islam : « Proche collaborateur de Karim Wade, Baldé a été directeur exécutif de l’Agence nationale de l’Organisation de la conférence islamique. Il fonde l’Union centriste du Sénégal, qui se classe dans l’opposition à Macky  Sall. » Source

Quant à Karim Meïssa Wade, il est né le 1er septembre 1968 à Paris, et c’est un homme politique sénégalais. Fils de l’ancien président de la République Abdoulaye Wade (pour lequel Madi Seydi milite depuis qu’elle a commencé la politique), ce dernier le nomme en mai 2009 ministre d’État, de la Coopération et des Transports, avant de quitter le gouvernement après la défaite de son père en 2012 (contre Macky Sall justement). « Candidat malheureux à l’élection municipale de Dakar en 2009, à un moment pressenti pour succéder à son père à la présidence, il est incarcéré à partir de 2014 pour enrichissement illicite et détournements de fonds et gracié en 2016 par le président de la République tout en restant condamné à payer une amende. Il part alors en exil au Qatar. La fortune de Karim Wade, évaluée à 700 milliards de francs CFA (1,1 milliard d’euros), intrigue la justice sénégalaise. Le 23 mars 2015, il est condamné à une peine de 6 ans de prison ferme et 138 milliards de FCFA d’amende (210 millions d’euros) par la Cour de répression de l’enrichissement illicite. Dans le même temps, il est désigné par les instances de son parti, le PDS, candidat à la prochaine élection présidentielle, qui devrait se tenir en 201730. Dans la nuit du 24 juin 2016, Macky Sall, président de la République sénégalaise, par décret n° 2016-880, gracie Karim Wade après trente-huit mois passés sous les verrous. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Karim_Wade

En 2017 Madi Seydi se présente à l’élection législative sénégalaise, puisqu’elle est une grande patriote française. Voici des extraits de son interview par un site sénégalais : « SENEGAL-LEGISLATIVES : Madi Seydi, candidate sur la liste nationale Convergence Patriotique « Kaddu Askan Wi ». », écrit par Sylviane Sofia Roy le 28/07/2017.

« J’ai effectivement l’honneur d’être investie par la grande et belle coalition qu’est la Coalition Convergence Patriotique « Kaddu Askan Wi » portée par le Docteur Abdoulaye Baldé, Député-Maire de Ziguinchor

En réalité, je suis investie sur la liste nationale donc si je suis élue je n’aurai pas la spécificité de représenter la diaspora mais bien l’ensemble des sénégalais. Cela n’empêche que je mettrai mon expérience et mon expertise au service de la diaspora que je connais très bien pour en être mais également en raison de mon engagement à son service depuis tant d’années. Je pense que les préoccupations de la diaspora sont multiples et complexes. Il est indispensable qu’elle soit réellement représentée à l’Assemblée nationale et que sa spécificité soit prise en compte dans la construction économique et sociale du Sénégal.

Les défis sont majeurs, notre responsabilité à l’égard du peuple sénégalais est grande néanmoins je demeure convaincue qu’avec le Docteur Abdoulaye Baldé et la Coalition Convergence Patriotique Kaddu Askan Wi nous saurons porter la voix du peuple et réussir ensemble.

Etant sur la liste nationale je ne serai pas député de la diaspora si je suis élue mais bien député de l’ensemble des sénégalais puisqu’élue sur le territoire de la circonscription nationale. Si je suis élue, je m’engage à être un député efficace ce qui commence par une présence effective lors des sessions parlementaires. »

Dans cet article on voit notamment cette photo de Madi Seydi avec son parrain politique :

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Celui qui fut reçu par le khalife général des mourides : « Abdoulaye Baldé patron de l’UCS a été reçu cet après midi par le Khalife général des mourides, Cheikh Sidy Moukhtar Mbacké. L’entretien a eu lieu dans les appartements privés du Khalife situés Gouye mbind. Il a été ensuite reçu par le porte-parole Serigne Bassirou Mbacke Abdou Khadr » Source

Justement, nous allons voir ci-après qui sont les mourides. En tout cas voilà le réseau de Madi Seydi, et donc de Mike Borowski, qui se présente pourtant comme un patriote français. On comprend mieux pourquoi Nicolas Sarkozy avait nommé ces deux-là porte-paroles des jeunes sarkozystes. Et vous avez déjà la preuve que Mike Borowski a menti à Daniel Conversano au sujet de sa femme.

La religion

Le 30 janvier 2016 Masata Salih Seydi publie sur son FB public une pétition « Macky Sall, Président du Sénégal, interdire Jeune Afrique au Sénégal »

Madi Seydi met en commentaire : « done! » (« fait! », donc « signé! »).

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Voici ce que dit cette pétition seulement un an après les attentats contre Charlie Hebdo :

« Serigne Touba a tout fait pour l’humanité. IL a été exilé pendant 7 ans au Gabon et 5 ans en Mauritanie pour la face des sénégalais et de l’islam. Quiconque s’attaque à cette personnalité, bafoue la foi et l’identité de millions de personnes. Khadimou Rassoul est protégé par Dieu, à qui, il a tout donné et ne saurait être touché par les choses de ce bas monde. Non personne n’est Khadimou Rassoul! On ne peut l’atteindre et nul ne peut le connaître pour le juger.

Rappelons que dans une de ses publications du 28 janvier, le journal Jeune Afrique caricature le vénéré guide Serigne Touba. Un geste qui a touché toute la communauté mouride et islamique; Levons nous contre ses puissances qui défient notre identité culturelle et religieuse.Cheikh Ahamadou Bamba pour ceux qui ne le savent pas a sauvé la race noir de la domination coloniale. Il a été le seul exilé des blancs à retourner chez lui. Il est un homme model et exemplaire pour l’humanité.

Nous demandons simplement l’interdiction de la vente de Jeune Afrique au Sénégal »

Signez cette pétition pour dire non à Jeune Afrique; pour nous soutenir et rendre hommage à Serigne TOUBA; »

Le Frère de Madi Seydi, Khadim Rassoul Seydi, invite lui aussi sur son FB public à signer la même pétition en commentant ainsi :

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Voici par ailleurs une photo qu’il met en avant sur son FB public :

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Par ailleurs pour ceux qui auraient encore un doute, la sœur de Madi Seydi invite (toujours sur son FB public) à la mosquée sa sœur en 2016 et en 2017.

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Enfin, la soeur de Madi Seydi fait la promotion de sa soeur en citant un article dans lequel Madi Seydi dit qu’elle s’est occupé de la protection des talibés (enfants étudiant le Coran dans les écoles coraniques) :

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Mike a donc clairement menti, non seulement sa fiancée est musulmane, mais c’est une islamiste, dont la famille islamiste appelle à censurer un journal libre pour une caricature sur un homme musulman un an seulement après l’attentat contre Charlie Hebdo.

Par ailleurs qui sont les mourides, cette confrérie musulmane (soufie) si riche et puissante ? Je vous invite à lire cet article paru dans Courrier International, et celui-là paru dans le Monde.

Voici un extrait de l’article du Courrier international :

« Située à 160 kilomètres à l’est de Dakar, la ville de Touba est un lieu saint pour les membres de la puissante confrérie des mourides. Un journaliste nigérian raconte une longue journée passée au milieu des pèlerins.

Pour les profanes, la ville de Touba, à quelque 160 kilomètres à l’est de Dakar, n’est qu’un carrefour commercial brûlant et poussiéreux. Mais, pour les membres de la confrérie mouride, c’est une ville sainte où se trouve la tombe du cheikh Ahmadou Bamba [1852-1927], qui a fondé leur mouvement en 1886. C’est également le lieu où ses descendants font aujourd’hui la loi. Des cheikhs sanctifiés qui, d’un simple contact, peuvent résoudre tous les problèmes.

Le Sénégal est un pays de marabouts. Ce sont eux qui assurent avec sérénité la vie religieuse de la société pendant que les musulmans ordinaires se livrent à leurs tâches quotidiennes. La plupart des Sénégalais, quelle que soit leur classe, n’hésitent jamais à consulter leur marabout, qui prie pour eux, les guide à travers les chemins sinueux de l’existence et en qui ils ont toute confiance. Il y a des marabouts partout, même à Dakar. Mais les “très grands” marabouts sont loin de la foule déchaînée, ils vivent dans des centres religieux – comme Touba – ou dans de sombres villages. Plus de la moitié des Sénégalais appartiennent au mouvement tidjane [cette confrérie s’est développée au Sénégal avant d’étendre son influence en Mauritanie, en Gambie, au Niger, au Ghana ou au Nigeria], mais ce sont Touba et le mouridisme – bien que celui-ci soit minoritaire dans le pays avec seulement 1 million d’adeptes – qui attirent aujourd’hui les honneurs. Surtout depuis l’élection du mouride Abdoulaye Wade à la présidence, en mars 2000. Wade en a surpris plus d’un, notamment hors des frontières, quand il s’est rendu à Touba, au lendemain de son élection, pour solliciter la bénédiction du grand marabout Sérigne Saliou M’Backé. Le geste de Wade est un exemple typique du paradoxe propre aux Sénégalais instruits. Voici un homme qui est titulaire d’un doctorat de droit d’une université française renommée, qui a épousé une Française et qui va se prosterner devant son marabout, après la victoire, pour recevoir sa bénédiction.

Dans le taxi qui m’emmenait dans le centre-ville, j’ai noté que beaucoup d’enseignes de magasins et d’immeubles étaient rédigées à la fois en français et en arabe, et, en entrant dans le quartier appelé Darou Salam, j’ai remarqué de nombreuses mosquées. Mais c’est la grande mosquée, visible de pratiquement tous les points de la ville, qui domine. Tous les voyageurs savent bien que, pour s’orienter dans une ville islamique, il suffit de repérer la mosquée principale !

J’ai fini par trouver quelqu’un pour me guider. La grande mosquée est l’une des plus imposantes que j’aie jamais vues hors du Moyen-Orient. Tout comme celle de Médine, elle semble être perpétuellement en travaux. A ce propos, on m’a expliqué que chaque nouveau chef des mourides essayait d’ajouter quelque chose à l’édifice. Celui-ci arbore ainsi plusieurs dômes et minarets, ainsi que différentes parties baptisées du nom de personnalités mourides. La tombe du cheikh Ahmadou Bamba s’y trouve également. Après les cinq prières quotidiennes, les fidèles entrent dans son sanctuaire pour y chercher la baraka [bénédiction] à force de prières et d’aumônes.

Lorsqu’il mourut, en 1927, Ahmadou Bamba ne pouvait pas imaginer qu’il deviendrait l’objet d’une telle vénération. On raconte que le Prophète lui était apparu en rêve à Touba, en 1891. La rumeur s’était répandue, et les fidèles s’étaient rendus en masse dans son village pour rejoindre le mouvement. Le gouvernement colonial français prit peur et exila Bamba au Gabon en 1895. Il fut finalement autorisé à rentrer après un accord avec les Français, et son mouvement prit de l’ampleur, pour finalement se démarquer de la confrérie des qadiriyyas, dont Bamba était membre. Chaque année, les mourides commémorent son retour d’exil.

Beaucoup viennent à Touba pour se recueillir sur la tombe du cheikh Bamba. On raconte que ce dernier demanda au Prophète de faire de Touba une deuxième Médine afin que les Africains musulmans pauvres – et donc dans l’impossibilité d’entreprendre un long voyage en Arabie Saoudite – puissent s’y rendre pour être bénis. Selon les mourides, les prières faites à la mosquée de Touba ont de bonnes chances d’être exaucées. Mais de nombreux visiteurs viennent surtout pour rencontrer les principaux marabouts de la ville et recevoir leur bénédiction. Beaucoup d’entre eux sont des descendants directs du cheikh Ahmadou Bamba. Leur chef est Sérigne Saliou M’Backé, le grand marabout de Touba. Sa maison jouxte la grande mosquée. Quand j’y suis arrivé, vers 13 heures, de nombreux fidèles l’attendaient. »

Et voici un extrait de l’article du Monde :

« Sous la tour Eiffel à Paris ou devant les grilles du château de Versailles, ils sont là. Par dizaines, sacs en plastique à la main, prêts à proposer aux touristes à peine descendus de leur bus porte-clés, posters, masques, petites tours Eiffel et autres souvenirs de pacotille, le plus souvent made in China. A Paris, mais aussi à Times Square au coeur de New York et dans les principaux lieux touristiques du monde occidental, les vendeurs à la sauvette africains sont partout.

Bons commerciaux, souriants, laissant même le touriste marchander, leur système est parfaitement au point : un guetteur prévient de l’arrivée de la police et des caches sont installées sous le trottoir pour y déposer les sacs. En cas d’arrestation, le vendeur ne risque qu’une amende. Dans le reportage proposé par « Zone interdite », La multinationale des vendeurs à la sauvette, on apprend que, grâce à un visa obtenu moyennant 6 000 euros à un membre peu scrupuleux de l’ambassade italienne à Dakar, il est en règle et donc non expulsable.

un réseau international depuis trente ans, les vendeurs africains font la loi, à versailles comme ailleurs. sur l’esplanade du trocadéro, des indiens puis des chinois ont tenté de s’installer pour profiter de ce commerce juteux. peine perdue, ils ont été rapidement chassés par les maîtres incontestés des lieux : ces sénégalais qui appartiennent à la communauté mouride, importante confrérie soufie, branche mystique de l’islam, fondée au début du xxe siècle par cheikh amadou bamba.

Lenquête réalisée par michaël richard nous entraîne à Paris, New York, Dakar et Touba, la deuxième ville sénégalaise qui est la capitale des mourides et où ils ont construit une immense et somptueuse mosquée grâce aux sommes colossales provenant des ventes réalisées par les vendeurs parfaitement organisés. a New York, près de 9 000 mourides travaillent dans les zones touristiques et gagnent mieux leur vie qu’à paris, en proposant de fausses montres ou sacs de marques. a Harlem, le « siège social » de la communauté reçoit l’argent. des liasses de dollars passent de main en main. chaque mouride estime normal de reverser une partie de ses revenus au marabout.

mêlant habilement religion et business, les mourides envoient la plupart des centaines de milliers de dollars ou d’euros gagnés sur les lieux touristiques à touba. là-bas, de mystérieux marabouts aux pouvoirs financiers et politiques gèrent à leur manière ces sommes colossales. »

Le petit Mike Borowski et la petite Madi Seydi et leur famille sont invités à se présenter à l’aéroport de Roissy pour embarquement immédiat pour le Sénégal.

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